Après les aventures d’oRélie dans le TGV, voici les aventures d’oRélie avec le TER aquitaine…
Partie à 12h15 de Nancy, arrivée 13h45 gare de l’Est. Je m’engouffre dans le métro direction la gare Montparnasse. Petit détour par Alésia pour récupérer un truc et je reprends la ligne 4 dans le sens inverse pour repartir à Montparnasse. Je n’aime pas cette correspondance, le souterrain entre la station de métro et la gare me semble toujours interminable, et quand on est chargée comme un âne parce que “voyager” et “léger” ne vont pas dans la même phrase, les escaliers sont une séance de torture !
Je reprends le train à 15h15 pour Bordeaux, arrivée prévue 18h49, arrivée effective, 18h59… rien de bien alarmant quand on connait la SNCF. Maman n’a pas envie de se taper encore 50 bornes en voiture pour venir me chercher, ce qui se comprend, j’attends donc le TER de 19h30. Jusque là tout va bien, une bonne petite journée en compagnie de la SNCF, déjà que j’avais pas envie de partir de là-bas !
Train corail intercité numéro 1411 à destination de Toulouse partira voie 9. Je monte dans le train, je m’installe. 19h30, toujours à quai. Un quart d’heure plus tard on nous annonce 30 minutes de retard. J’appelle vite maman avant qu’elle ne parte de la maison pour aller me chercher à la gare de Langon, trop tard, j’arrive à la joindre quand elle est déjà arrivée. 20h le train n’a pas bougé d’un poil, on nous annonce alors 45 minutes de retard. La raison ? Une panne de frein, c’est vrai que c’est quand même plus pratique de faire partir un train qui peut s’arrêter !
Dans ce genre de situation, il est important de savoir que 30 minutes selon la SNCF, c’est 60 minutes pour les gens normaux. Les voyageurs à destination de Agen et Toulouse sont envoyés sur le TGV, pour les autres, prendre son mal en patience et pis c’est tout !
Un attroupement de techniciens se forme, ils finissent par être une bonne dizaine à tenter de réparer la panne à discuter accoudés à une rambarde à côté du train en fumant leur clope, manquait plus que le café et les petits biscuits. Un pingouin, costard cravate et compagnie, de la SNCF arrive en renfort, pour… ben je sais pas pour quoi faire en fait, peut être pour faire simplement acte de présence car on se doute bien que ce n’est pas lui qui va mettre les mains dans le cambouis !
Maman décide finalement de venir me chercher, 35 minutes à l’attendre, je ne suis plus à ça près de toute façon et le panneau affiche maintenant 1h15 de retard. Le contrôleur nous dit qu’ils vont surement annuler le train parce que ses connards de supérieurs refusent nous donner un autre train (pourtant il y en a plein à quai qui ne repartent pas mais bon…). Dans un instant de graaaaande lucidité, un des techniciens décide quand même de jeter un coup d’oeil aux freins, on ne sait jamais. Surprise : “ah ben… c’est juste un problème de voyant, les freins fonctionnent nickel“. Super, maman arrive dans 5 minutes et ils viennent d’annoncer le départ du train, avec juste 1h25 de retard…
Avant le slogan était “la SNCF c’est possible“, je ne peux que confirmer. Quant à l’actuel, “donner au train des idées d’avance“… hum-hum, je reste perplexe.