Je n’ai pas posté pendant longtemps, dégoutée du blogging. J’avoue que les différentes engueulades sur les groupes de discussion et sur les blogs y étaient pour beaucoup. Et puis il y a eu une periode où j‘avais la sensation que rien n’allait, que de toute façon, ça ne servait à rien, que je n’avais plus rien à dire alors qu’il était préférable que je me taise.
Il y a aussi eu le boulot, qui a fait que je n’avais plus le temps, en rentrant le soir complètement lessivée parce que j’avais fait du 9h-14h, 15h-20h et que le lendemain matin je faisais 9h-12h30… Bref, un raz-le-bol général.
A côté de ça, je voyais que mes recherches de boulot pour cet été à Nancy étaient au point mort, je ne recevais que des refus, je me voyais déjà devant passer l’été loin de lui, en ne le voyant presque pas entre juillet et août, le tout pour un salaire de misère et des horaires de merde…
Au moment où on s’y attendait le moins, la semaine dernière, le téléphone sonne : “bonjour, Mme M., centre de services financiers de la poste“… gros blanc… c’est bon, j’ai pas de compte en banque à la poste pas de soucis à me faire. Parce qu’il faut quand même le dire, en général, quand on reçoit un coup de fil du service financier d’une banque, c’est jamais pour nous dire qu’on est riche à milliards!
Bref, je m’égare. La dame m’explique qu’elle recherche quelqu’un, pour 2 mois, service administratif de gestion de contrats clients (oui, pour moi aussi c’était du chinois), ya “administratif” dedans, ça doit pas être la mer à boire. Rendez-vous pris pour un entretien mardi 13.
En résumé, l’entretien se passe super bien, elle me confie qu’il y a de fortes chances pour que je sois prise, me fait même remplir les papier nécessaires. Dans l’après-midi j’ai la réponse, c’est bon, je commence lundi 19 et ma patronne actuelle, plutôt sympa accepte que je n’effectue pas la totalité de mon préavis.
Il faut maintenant que je prépare mon départ, deux mois minimum sans rentrer, je ne dois rien oublier parce que ça peut devenir problématique ! C’est à la fois un soulagement : prendre un billet simple, ne plus avoir à repartir à chaque fois qu’on passe des bons moments ensemble, parce que ces périodes de séparation sont à chaque fois plus dures. J’en avais franchement marre d’être loin de lui. Mais il faut le dire, c’est aussi un déchirement.
Je vais laisser ma maison, avec cette nouvelle chambre dont j’aurais à peine profité 5 mois et que je n’ai toujours pas fini d’aménager, mes affaires et ces choses qui font mon petit univers. Ma famille, le plus dur (désolée pour les autres), ça sera ma petite sœur. Elle n’a que 8 ans et j’ai une peur panique qu’elle finisse par se considérer comme fille unique, qu’elle m’oublie en quelques sortes du fait de mon absence. Je ne serai plus là pour l’emmerder à table au moment des repas, la coiffer le matin quand je ne travaille pas pour qu’elle soit toute mimi en partant à l’école… et pour les petits moments de tendresse qu’on sait aussi partager. Heureusement, j’ai un chéri en or, qui m’a déjà proposé qu’elle vienne nous voir de temps en temps quand elle aura des vacances.
Ça sera difficile aussi pour mes parents, bien sûr, mais je m’étais déjà fait à l’idée que je ne serais pas une “Tanguette” (féminin de Tanguy) et que je quitterais la maison tôt ou tard.
Il y a aussi Aurore. Elle et moi sommes tellement fusionnelles, on ne fait quasiment rien l’une sans l’autre, on se raconte toujours tout et quand une de nous a un coup de blues ou un problème, elle débarque chez l’autre et cette simple présence est un soutien sans nul pareil. Ca va faire un vide, c’est certain, ça fait 9 ans qu’on ne s’est pour ainsi dire jamais quittées, on a grandi ensemble, on s’est construites ensemble et on a traversé tellement de choses. C’est le genre d’ami qu’on ne rencontre qu’une fois dans sa vie, qui devient un membre à part entière de la famille (ma mère dit elle même qu’elle est “ma troisième fille de la maison”). Elle va me manquer, terriblement.
Mais il ne faut pas non plus croire avec tout ça que je ne suis pas heureuse d’aller le rejoindre à Nancy, bien au contraire, je n’aurais pas supporté encore longtemps d’être loin. C’est un peu une nouvelle vie qui commence, une vie à deux, mais je n’oublie pas le reste pour autant.










